Définition : Consommation énergétique des bâtiments

Dans son ensemble, la consommation énergétique est basée sur un cycle : les énergies primaires qui sont épuisables ou renouvelables, les énergies secondaires issues d’une transformation des énergies primaires. Et enfin, l’énergie finale, utilisée par chacun dans sa vie quotidienne et professionnelle. Au sein des bâtiments (tertiaires, industriels, résidentiels), l’énergie consommée se traduit sur différents plans : l’électricité bien sûr, mais aussi le gaz éventuellement et l’eau. Pour jouer un rôle concret dans la transition énergétique et pour faire des économies d’énergie, chaque secteur doit pouvoir mesurer et diminuer sa consommation énergétique.

Audit énergétique, accompagnement, suivi des consommations, quelles sont les solutions de mesure et pour quels résultats ?

Des particuliers aux entreprises, chacun cherche à diminuer sa facture énergétique. Mais avant de pouvoir trouver des solutions, en dehors des gestes que chacun peut faire, il faut d’abord mesurer sa consommation. Et cette mesure doit pouvoir entraîner une réflexion sur les solutions à mettre en place pour une diminution plus importante. L’efficacité énergétique des bâtiments – à l’échelle des entreprises, des industries, des collectivités -, à travers des solutions innovantes permet de mesurer, contrôler et abaisser sa consommation.  

 

Quelle est la consommation énergétique moyenne des bâtiments ?

Selon le Ministère de l’Environnement en 2017, les bâtiments – aussi bien les maisons, les immeubles, que les usines et les bureaux – consomment à eux seuls 45% de l’énergie. À l’échelle des régions et des secteurs, c’est l’Île-de-France qui en consomme le plus avec 50 058 GWh/an cumulés dans le résidentiel et le tertiaire. L’industrie, concentrée dans le Grand Est, arrive ensuite avec 30 487 GWh/an.

 

Selon le bilan électrique 2018 publié par RTE[1] (Réseau de Transport d’Électricité):

  • Le résidentiel consomme 37,5% de l’énergie totale
  • Les entreprises : 26,6%
  • La grande industrie : 16,9%
  • Les PME/PMI : 11%
  • Reste enfin 9,9% concernant les professionnels, tels que les professions libérales et autres indépendants.

Par ailleurs, les efforts pour faire baisser la consommation sont encore faibles et la légère baisse de 0,8%, constatée cette année-là, provient avant tout des températures relativement douces de l’hiver mais également de la baisse de la croissance économique, ainsi que des mouvements sociaux du secteur ferroviaire. Autrement dit, des efforts concrets doivent être amorcés, notamment par les entreprises et le secteur public, pour la faire baisser véritablement. Et non au gré des conditions météorologiques et économiques.

Pour autant, RTE note que la grande industrie est le secteur qui connaît la baisse la plus visible, précisant que « l’amélioration des process, voire le changement des moyens de production ont conduit à plus d’efficacité dans l’utilisation de l’énergie ».

 

Quelles sont les ambitions légales de consommation énergétique ?

Deux lois déterminent actuellement les ambitions pour la consommation énergétique des bâtiments :

  • En premier lieu, l’article 17 de la loi de transition énergétique qui inscrit l’obligation de rénovation à partir de 2020 à l’horizon 2050. Tous les dix ans pendant cette période, le niveau de baisse de consommation à atteindre sera réévalué.
  • Dans le même temps, la loi Elan, votée en octobre 2018 va dans le même sens d’un encadrement de la baisse de consommation dans les bâtiments tertiaires. Avec une réduction de la consommation d’énergie finale, en comparaison de l’année 2010, d’au moins 40 % en 2030, puis 50 % en 2040 et 60 % en 2050.

 

Comment mesurer la consommation énergétique de ses bâtiments ?

Pour parvenir à limiter la consommation énergétique dans le secteur tertiaire, industriel et résidentiel, il faut d’abord la mesurer. La première mesure est en effet la valeur de référence permettant de décider quelles sont les solutions à mettre en place. Cela passe dans tous les cas par un audit. Ainsi que par la désignation d’un energy manager, soit au sein de la structure, ou par le biais d’une entreprise extérieure qui peut prendre en charge cette fonction.

L’audit énergétique en amont

L’audit énergétique d’un bâtiment est obligatoire pour les entreprises de plus de 250 salariés ou arrivant à un chiffre d’affaires dépassant les 50 millions d’euros. Celles-ci doivent donc être en mesure, à tout moment, de justifier d’un audit de moins de 4 ans, ou d’une certification ISO 50001 sur au moins 80% de leur consommation énergétique.

Pour autant, les autres entreprises de moindre importance, PME, PMI, ont tout intérêt à réaliser un bilan de leur consommation. Il existe en effet des solutions à moindre coût pour les structures plus petites ou celles qui ont besoin d’obtenir des résultats rapidement. Notons aussi que les audits classiques se déploient désormais avec des solutions d’analyse et de résultats plus innovantes.

  • L’audit énergétique à distance

Sauf dans le cas d’une certification réglementaire, vous pouvez confier à un prestataire extérieur comme Netseenergy  votre audit à distance. Celui-ci a pour but de faire un état des lieux rapide à partir de vos données existantes, et à moindre coût, grâce à des algorithmes basés sur des typologies de bâtiments. Ceci entraîne des préconisations pour engager des actions. Il s’agit d’une première étape pour envisager d’entrer dans une démarche plus approfondie.

  • L’audit énergétique « classique », décisionnel

Qu’une entreprise soit amenée à réaliser un audit par obligation, ou qu’elle s’engage dans une démarche SME (Système de management énergétique), elle doit passer par un audit certifié.

Aujourd’hui, des solutions innovantes, basées sur des capteurs connectés offrent de nombreux avantages pour un audit de précision. Lequel peut aussi être visualisé en ligne, de façon sécurisée.

Le monitoring constant pour le suivi des consommations énergétiques

Si l’audit en amont est essentiel, pouvoir suivre de manière constante la consommation de ses bâtiments grâce à des capteurs connectés (IoT) permet de :

  • Connaître les postes énergivores et d’apporter des solutions ;
  • Détecter et alerter sur les fuites, les pannes, les surconsommations anormales.

Tout cela, en ayant accès à une plateforme en ligne de management de l’énergie (Paas) permettant un suivi en temps réel de la consommation. L’energy manager a donc accès à toutes les informations, depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette, permettant de déterminer des actions à mettre en place pour l’optimisation énergétique.

Vous souhaitez mesurer votre consommation afin de la limiter ? Netseenergy dispose de solutions innovantes et sécurisées pour l’ensemble de vos bâtiments.

[1]     Source : https://www.rte-france.com/sites/default/files/be_pdf_2018v3.pdf