Nous l’utilisons tous les jours, sans même en avoir conscience. À la maison, au bureau, dans les transports, l’énergie nous rend service de manière continue (en principe). Mais savons-nous véritablement comment est-elle produite, par quels mécanismes physiques ? De quels matériaux est-elle issue ? Et enfin, alors que l’urgence climatique est désormais une réalité, comment en réduire la consommation, notamment à l’échelle des bâtiments, pour la préserver ? Voici l’ensemble de ce qui fait l’énergie dont nous avons tant besoin et pourquoi elle doit constamment être repensée.

Définition de l’énergie

Carburant, électricité, gaz : pour qu’un objet ou un équipement fonctionne, il a besoin d’énergie en quantité suffisante. Celle-ci est créée par des procédés mécaniques ou thermiques qui génèrent une énergie mais aussi de la chaleur perdue. Ce qui reste d’énergie correspond donc au rendement. L’énergie se mesure selon une multitude d’unités dont :

  • Le joule (J), unité du Système International (SI)
  • Le kilowattheure (kWh), unité la plus couramment utilisée
  • La calorie (cal), unité utilisée en diététique

La conversion entre chacune est la suivante :

  • 1 kWh = 3600 kJ
  • 1 cal = 4.18 J

Les énergies primaires

Les énergies primaires sont toutes celles qui existent à l’état naturel mais qui ne peuvent pas être utilisées avant d’avoir été transformées. Il s’agit entre autres du vent, du soleil, de l’eau, de la biomasse, de la géothermie, du pétrole, du charbon, du gaz et l’uranium.
Les énergies primaires sont divisées en deux grandes familles :

  • l’énergie mécanique (hydraulique, éolienne)
  • l’énergie thermique (solaire, ou issue de la combustion fossile comme avec le pétrole, le gaz et le charbon)

Les énergies secondaires

On appelle « énergie secondaire » une énergie qui est obtenue par la transformation d’une énergie
primaire. Par exemple, l’électricité est une énergie secondaire qu’on obtient à partir de plusieurs énergies
primaires : l’énergie solaire avec des panneaux photovoltaïques, l’énergie nucléaire avec des réacteurs,l’énergie hydraulique avec des barrages ou encore l’énergie du vent avec des éoliennes.

A savoir que lors du passage de l’énergie primaire à l’énergie secondaire, des pertes surviennent et sont liées à la transformation et au transport de cette énergie.

L’énergie finale

L’énergie finale est celle qui est disponible chez les utilisateurs. Elle se différencie de l’énergie secondaire par les pertes liées au transport de l’énergie secondaire du site de production au site de consommation.

En France, il est par exemple convenu qu’1 kWh d’énergie électrique finale équivaut à 2,58 kWh d’énergie primaire.

L’énergie, un enjeu essentiel de la transition énergétique

Si, pendant des décennies, l’important était de créer de l’énergie et de la distribuer, aujourd’hui, l’enjeu est inversé et doit s’adapter. Il s’agit toujours de répondre à la demande, mais dans une optique d’utiliser moins d’énergies fossiles et de passer peu à peu aux énergies renouvelables : éolien, solaire, biomasse, hydraulique, biocarburants, géothermie.

La combustion des énergies fossiles est aussi un enjeu environnemental primordial puisqu’elle génère plus de 60% des gaz à effet de serre.

Afin de limiter les pertes d’énergie et ainsi réduire le rapport entre énergie primaire et énergie finale, il est aussi important de produire l’énergie au plus près des consommateurs finaux.

L’énergie de récupération

Parmi les énergies renouvelables, il en existe une qui fait moins parler d’elle et qui est pourtant très utilisée : l’énergie de récupération. Il s’agit de capter la chaleur émise par différentes pratiques industrielles (appelée la « chaleur fatale ») pour répondre à d’autres besoins.

Ainsi une entreprise peut utiliser la chaleur que ses actions produisent à d’autres fins, comme le chauffage de ses bâtiments, ou dans d’autres buts purement industriels. Pour cela, elle a besoin d’installer des échangeurs thermiques par exemple. Grâce à des réseaux de chaleur, celle-ci peut aussi être transportée à l’extérieur et bénéficier à d’autres bâtiments. Cette énergie récupérée peut également générer de l’électricité[1].

La performance énergétique des bâtiments en première ligne

Les bâtiments résidentiels et tertiaires représentent la plus grande part de consommation d’énergie (40%). Avec le décret tertiaire paru en 2019, les bâtiments concernés devront ainsi diminuer leur consommation, par rapport à 2010, de 40% d’ici 2030, puis 50% en 2040 et 60% en 2050.

Les grandes entreprises, de plus de 250 salariés notamment, ont quant à elles l’obligation de réaliser un audit énergétique tous les 4 ans. Il existe par ailleurs la certification ISO 50001 qui, en plus de les aider concrètement et en continu à baisser leur consommation, les exonère de l’audit obligatoire.

Mais comment les entreprises, quelle que soit leur taille, ainsi que les collectivités, peuvent-elles réaliser toutes les étapes nécessaires à une maîtrise de leur consommation ?

Pour y parvenir, il faut qu’elles aient le choix d’un prestataire qui réponde à leurs spécificités et aux moyens qu’elles peuvent engager dans le management de leur énergie. Au travers de trois solutions, Netseenergy leur permet de réaliser un audit sur mesure et le suivi constant de leur consommation :

So Digital permet un audit 100 % digital, soit une solution idéale pour une première étape dans le management de l’énergie. À moindre coût et sans dérangement sur site, les algorithmes déterminent précisément la consommation de chaque usage du site. L’entreprise reçoit ensuite un rapport complet avec, entre autres, des préconisations pour baisser sa consommation.

So Agile est la réponse certifiée à l’obligation de réaliser un audit énergétique (EN NF 16247). Elle est aussi une solution flexible pour toutes les entreprises et collectivités qui veulent manager différemment leur énergie ou s’inscrire dans une démarche SME (système de management énergétique).

So Wize est la solution complète, à 360°, pour auditer, centraliser, suivre et gérer ses données énergétiques et de fluides. Un tableau de bord permet par ailleurs d’être alerté des fuites et des dépassements. Cet outil s’intègre parfaitement dans la gestion d’une politique RSE, d’autant plus qu’il s’accompagne du suivi d’Energy Managers, experts dans la performance énergétique.

[1] Source : ADEME