A l’heure où l’urgence climatique est sur toutes les lèvres, les éco-gestes peuvent sembler être des gouttes d’eau dans l’océan pour faire face à cette urgence. Et pourtant, ces gestes ont leur importance car ils peuvent réellement permettre d’atteindre une meilleure performance énergétique à moindre coût. Voici donc plusieurs idées d’éco-gestes simples à mettre en pratique dès à présent et qui s’appliquent aussi bien chez vous qu’au bureau. A vous les économies d’énergie !

Définition des éco-gestes

Les éco-gestes sont des actions volontaires visant à diminuer la consommation énergétique – électricité, eau, chauffage – et les émissions de CO2. Autrement dit, ces gestes écologiques permettent de limiter le gaspillage dans toutes ses formes. Que ce soit chez soi ou sur son lieu de travail, chacun peut recourir à des astuces efficaces pour économiser de l’énergie. Mis bout à bout, ces gestes anodins en apparence peuvent finalement faire une différence significative, notamment sur la facture !

A la maison ou au bureau : les mêmes éco-gestes

En tant qu’individu qui utilise des appareils et profite d’un certain confort, réaliser des éco-gestes prend la même dimension dans sa vie personnelle et dans sa vie professionnelle. Il est en effet nécessaire de pratiquer les mêmes gestes éco-responsables du matin au soir et toute l’année pour obtenir des résultats.

Chez soi, les éco-gestes ont souvent une dimension financière -économiser quelques euros sur le budget électricité / eau- mais ils proviennent également de plus en plus d’une véritable prise de conscience écologique. Cette conscience est d’autant plus présente chez les jeunes parents qui souhaitent transmettre les bonnes pratiques à leurs enfants. L’éco-responsabilité est en effet une affaire globale qui doit se partager pour être efficace car tous ces gestes ne sont pas forcément basés sur la consommation. Bien sûr, l’énergie dont chacun a besoin pour avancer dans sa vie quotidienne ou pour se divertir est un point essentiel, mais il faut aussi prendre en compte tous les aspects de consommation moins directs qui ont pourtant un impact réel dans le monde.

Ainsi, de sa douche du matin aux impressions de papier en journée, chaque personne peut, sans efforts particuliers, limiter son impact environnemental et sa consommation d’énergie. Electricité, eau, chauffage : chaque action – ou fin d’une action néfaste -, a son importance.

Les éco-gestes électricité

A la maison et au bureau, les conseils sont identiques. Néanmoins, certains éco-gestes incombent bien sûr au service de maintenance dans les entreprises.

  • Mieux ranger son frigo et le laver/dégivrer tous les trois mois.
  • Ne pas laisser les appareils en veille.
  • Mettre l’ordinateur en veille en cas d’absence et l’éteindre au-delà d’une heure. Cela peut se faire automatiquement dans les réglages.
  • Ne pas laisser les chargeurs de téléphone branchés.
  • Remplir la machine à laver au maximum pour en faire moins.
  • Nettoyer les ampoules et optimiser la luminosité des pièces. Grâce aux capteurs connectés, il est aujourd’hui possible d’automatiser la lumière en fonction des heures et de la météo. Cela fait partie des solutions de management énergétique.
  • Dégager les fenêtres – pas d’affiches ou de plantes vertes – pour faire passer plus de lumière.

Les éco-gestes chauffage

  • Installer des rideaux épais devant les fenêtres et la porte d’entrée, et ne pas les faire pendre par-dessus un radiateur.
  • Fermer les portes des pièces peu ou pas chauffées.
  • Régler la température sous 20°C dans les pièces occupées. Là encore, grâce aux solutions de management de l’énergie et à des capteurs connectés, le chauffage peut se réguler automatiquement en fonction de la présence.
  • Purger les radiateurs régulièrement.

Les éco-gestes eau

  • Privilégier les douches aux bains.
  • Installer un économiseur d’eau sur les différents robinets.
  • Couper l’eau de la douche entre le lavage et le rinçage.
  • Installer des chasses d’eau à double débit.
  • Repérer les fuites d’eau et les (faire) réparer.

Les éco-gestes anti-gaspillage des ressources

  • Imprimer seulement en cas de besoin réel et privilégier le noir et blanc. Éviter les impressions d’images facultatives. Selon l’ADEME[1], chaque salarié consomme encore trois ramettes de papier par mois, ce qui représente entre 70 et 85 kg par an.
  • Ne plus utiliser de gobelets en plastique mais apporter son propre mug.
  • À l’heure des repas, éviter le gaspillage alimentaire en mettant dans son assiette seulement ce que l’on est sûr de manger. Si jamais vous avez eu les yeux plus gros que le ventre, prenez un récipient pour emporter le reste ou donnez-le.
  • Privilégier le télétravail, qui se développe de plus en plus dans les entreprises. Cela évite de nombreux déplacements en voiture. De la même façon, pour se rendre au bureau ou à ses activités, préférer le covoiturage ou la mobilité douce (vélo, autopartage, etc.).

Et les éco-gestes indirects ?

Les éco-gestes indirects concernent en priorité l’impact environnemental du numérique, dans la vie quotidienne et dans le travail. Ainsi, selon une étude en octobre 2019 du cabinet d’experts GreenIT[2], le numérique cette année-là émet autant de gaz à effet de serre que 116 millions de tours du monde en voiture. Quant à l’eau, le numérique en utilise l’équivalent de 3,6 milliards de douches. Et pour l’électricité, autant que 82 millions de radiateurs électriques allumés toute l’année…. Par ailleurs, malgré le boom de l’économie circulaire, les smartphones ne sont encore recyclés qu’à hauteur de 6 %.

  • Limiter les onglets ouverts pour fluidifier la navigation et faire des recherches précises. Éviter ainsi la surconsommation des serveurs.
  • Supprimer les mails sur l’interface webmail en cloud qui consomme de l’énergie sur les serveurs. Utiliser plutôt un logiciel et le configurer pour qu’il récupère les mails du serveur sans y laisser de copie.
  • Compresser les envois de documents et images.
  • Les serveurs en ligne sont utiles pour la collaboration, mais bien sûr, ils consomment. Pour autant, dans le cadre des envois de messages, il est plus économique de passer par un système collaboratif que d’envoyer des mails avec des pièces jointes lourdes.
  • Réparer le matériel défectueux plutôt que de le changer automatiquement.

 

[1]     https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-ecoresponsable-au-bureau.pdf

[2]     https://www.greenit.fr/empreinte-environnementale-du-numerique-mondial/