A l’occasion de la COP21, les chefs d’État de 195 pays se sont réunis à Paris afin de parvenir à un accord sur les stratégies à adopter pour la réduction de l’impact du changement climatique. De ces discussions ont accouché la décision de limiter les émissions de gaz à effet de serre et de dioxyde de carbone pour contribuer à réduire le réchauffement climatique « bien en-dessous » de 2°C d’ici 2100. D’après l’accord de Paris, chaque pays doit participer à l’action globale pour le climat en proposant leurs propres « INDC », les Intended Nationally Determined Contributions. Les observateurs s’accordent pour dire que si le consensus a été obtenu, c’est grâce à cette modalité qui laisse libres de leurs contributions les États ; un changement significatif par rapport au Protocole de Kyoto ou à la COP de Copenhague qui avaient tous deux échoué à rassembler l’ensemble des gouvernements. Il n’en demeure pas moins que la pression que s’imposent les gouvernements est une première. Tous les cinq ans, ils devront présenter de nouvelles réformes visant à réduire les émissions. Pour la première fois également, les pays en développement sont associés à l’effort de réduction de leurs émissions. Ils seront pour cela aidés des pays développés, qui s’engagent à leur verser chaque année 100 milliards de dollars pour promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique, et ce jusque 2025. Pour Barack Obama, le pacte est potentiellement un « moment charnière pour le monde ». Mais cette concrétisation – pour la première fois, quasiment tous les pays du monde se sont engagés à mettre en œuvre des politiques climatiques agressives – n’est qu’un début. Le vrai travail commence maintenant.

Rassembler tout le monde et agir, ensemble

Si les objectifs sont clairs, le texte reste évasif sur les moyens à adopter pour les atteindre. De notre point de vue, il faut prendre cet accord comme un appel à contribution, ouvert à tous ceux qui ont les moyens d’agir, c’est-à-dire à tous, tout court : secteur public, secteur privé, tiers secteur, citoyens. Le secteur de l’énergie est en première ligne, bien sûr : les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique seront les principaux leviers de changement. Les premières, pour remplacer les énergies fossiles, et la seconde, pour réduire la pression de l’activité humaine sur le climat. NetSeenergy, en tant qu’entreprise « Clean Tech », a conscience de sa situation favorable pour être au cœur de l’action climatique. Compte tenu de notre technologie propriétaire et notre savoir-faire, il s’agit, pour nous, d’une responsabilité citoyenne. C’est ainsi que nous envisageons par exemple notre nouvelle collaboration avec le groupe immobilier Allianz Real Estate. Cette année, NetSeenergy installera son Système de Management de l’Énergie sur 135 sites du groupe. A l’aide d’un Energy Manager dédié, la solution permettra de fournir une analyse des consommations, réglages, consignes des équipements techniques aux utilisateurs des immeubles. La nouveauté de ce projet, c’est que nous aussi nous nous sommes engagés à atteindre des objectifs de performance énergétique. Pour remplir notre contrat, il nous faudra identifier 15 % d’économies potentielles. Notre souhait, c’est que d’autres acteurs de l’énergie suivent cet exemple. Si les gouvernements du monde entier s’accordent sur des objectifs, pourquoi pas nous ?