Smart Palm : le palmier solaire sur les plages à la rescousse des portables

Ville créée dans le Khor Dubaï et s’insinuant dans le désert, Dubaï investit en cette période estivale dans le solaire avec l’installation de « palmiers photovoltaïques » permettant de stocker et redistribuer de l’énergie au citoyen-capteur du XXIème siècle. Retour rapide sur cet artefact biomimétique propre à nos futurs paysages de smart city.

Les plaisirs de smart city au bord de la plage

103, c’est le nombre de palmiers solaires prévus pour les parcs et plages de Dubaï grâce à un contrat réalisé entre la startup Smart Palm et la ville. Objectif de ce dispositif : stocker de l’énergie la journée pour la diffuser la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux allures de cet arbre caractéristique des paysages chauds, le Smart Palm fait ainsi 6,20 mètres de haut avec des « feuilles » panneaux solaires d’une envergure de 18 mètres carrés. C’est donc à l’aide de l’énergie verte que les 8 points de recharge permettront d’alimenter la nuit les batteries des passants.

La startup a également eu l’idée d’aller plus loin en termes de services : une portée de Wifi de 100 mètres est prévue ainsi que des écrans connectés. L’idée est de transformer cet humanoïde-palmier en véritable point d’information durable et moderne sur la ville.

Après la Smartflower, dispositif capable de générer de l’énergie solaire à la maison, Smart Palm vient donc compléter la liste des innovations vertes pour une ville plus « intelligente » et servicielle.

L’énergie des vagues comme moteur d’électricité

Et si le 100% énergies renouvelables était cette nouvelle « non-fiction » contemporaine ? C’est le pari que vient de faire Hawaï en lançant la première usine houlomotrice et marémotrice des États-Unis. Co-développé par l’US Navy et la société Northwest Energy Innovations (NWEI), le prototype Azura a pour objectif de capturer l’énergie des océans (celle de la houle et des marées) pour affranchir les 137 îles de cette archipel des énergies fossiles d’ici 2045.

De l’électricité à la force de la marée et de la houle

C’est à partir des mouvements horizontaux et verticaux que cet engin de 45 tonnes – enfoui à 30 mètres de fond – convertit l’énergie de la houle et de la marée en électricité.

A ce jour l’usine n’alimente que la base militaire voisine mais pour Steve Kopf, fondateur et PDG de l’entreprise NWEI, elle devrait devenir à terme la sixième centrale hydraulique au monde. Ses objectifs sont en effet ambitieux : réaliser une puissance de 1,5 mégawatts et fournir ainsi de l’électricité à plusieurs milliers de foyers. C’est une ambition qui doit permettre un mix énergique entre la production électrique des installations solaires, des éoliennes et géothermiques déjà mise en place sur l’archipel.

De quoi rehausser les statistiques de l’Agence Internationale de l’Energie qui indiquaient que les énergies renouvelables ne représentaient que 6,3% du mix américain.

Source We Demain.

Des néons à la lumière naturelle

« Je me suis rendu compte à quel point la lumière du soleil est profondément ancrée dans notre système biologique. » C’est le constat de Diva Tommei – jeune entrepreneuse avec un doctorat en biologie informatique à Cambridge, qui a eu l’idée de Lucy, un robot capable de capturer les rayons du soleil pour les diffuser dans les pièces les plus sombres. Une innovation à la croisée de la green-tech, de la performance énergétique et du design.

Lumière naturelle

Lucy – automate de la startup Solenica – faisait partie des 30 innovations de start-ups finalistes de la grande conférence Hello Tomorrow 2015 dans la catégorie Énergie & Environnement, qui avait lieu à la Cité des Sciences et de l’Industrie à la Villette. Proche du concept de la luminothérapie, ce petit robot a vocation à optimiser notre consommation d’énergie. Moins énergivore, plus puissant que les néons classiques, il fonctionne à l’aide de cellules photosensibles et utilise un petit miroir pour éclairer le plafond. D’une puissance équivalente à 200 lampes allogènes de 50 watts, il permettrait de remplacer la lumière artificielle. Lucy capte le soleil entrant et s’oriente automatiquement en fonction de la provenance du soleil – tel un tournesol. Ce dispositif est capable d’éclairer de grandes surfaces et ainsi de faire des économies d’énergie sur le long terme pour les bureaux. Un projet qui serait parfaitement complémentaire avec celui de PowerWindow – autre projet mis en avant à Hello Tomorrow. Celui-ci permet en effet aux fenêtres de générer de l’électricité photovoltaïque via un dispositif qui convertit une partie de l’énergie lumineuse en rayon infrarouge – rayons qui sont ensuite eux-mêmes convertis en électricité.

Akon Lighting Africa, l’électricité pour tous

Alors que l’on parle d’âge de l’accès pour décrire notre nouvelle ère industrielle, on oublie souvent que sur le continent africain 622 millions d’habitants n’ont toujours pas d’électricité. Akon – artiste-rappeur d’origine sénégalaise – s’est ainsi donné pour mission de rendre accessible l’électricité dans les zones les plus isolées de l’Afrique. Une mission philanthropique.

Des kits et une académie solaires

Son idée est de lancer des kits solaires (des dispositifs solaires à usage domestique ou collectif) pour une dizaine de pays africains via son association, Akon Lighting Africa. L’Afrique est en effet le pays idéal pour investir dans le solaire avec 320 jours d’ensoleillement par an.

Pour développer son projet à cette grande échelle, l’artiste a pris l’initiative de s’appuyer sur une dynamique conjoncturelle, la démographie de son pays. Il a ainsi annoncé lancer une académie du solaire au Mali. Pour rappel, 70% de la population est âgée de moins de 35 ans. La formation est donc un levier essentiel pour développer les compétences et les savoirs autour des industries du futur.

Cette école supérieure aura pour vocation de former aux métiers de secteur de l’énergie solaire. Elles est destinée aux entrepreneurs, ingénieurs et techniciens africains de demain et a pour objectif de renforcer les micro-grids dans les zones rurales.

Après Internet.org , le projet de Facebook pour booster le nombre d’internautes, ou celui de Google avec Loom , Akon s’engage pour ouvrir la voie de l’énergie pour tous.

Energie peer-to-peer, le pari de la startup Yeloha

Airbnb, Blablacar, Uber, des services qui bouleversent nos usages au quotidien. L’économie du partage a déjà profondément transformé l’industrie de l’hôtellerie, du voyage ou celle des transports. Mais arrivera-t-elle à changer le monde de l’énergie ? Une question difficile à laquelle la start-up israélienne Yeloha tente désormais de répondre en proposant d’ouvrir un réseau global de partage de l’énergie solaire.

Yeloha, ou la possibilité d’une énergie solaire partagée

L’idée de Yeloha s’appuie sur le fonctionnement des plateformes peer-to-peer et a le même objectif : permettre d’ouvrir à n’importe qui l’accès à un service. Dans ce cas précis, il s’agit de l’énergie solaire.

Vous n’êtes pas propriétaire d’une maison, votre toit ne correspond pas aux critères d’une installation de panneaux solaires ou vous n’avez pas les moyens pour un tel dispositif, la plateforme Yeloha met alors en relation des propriétaires de panneaux solaires avec les demandeurs de cette énergie renouvelable. Un tiers de l’énergie produite par un propriétaire est conservé pour ses propres besoins, et les deux tiers restants sont redistribués aux demandeurs inscrits sur la plateforme. La startup se fait alors l’intermédiaire pour les « transactions » : le demandeur achète des « crédits solaires ».  L’un des avantages annoncés est bien sûr le prix, disruptif par rapport au marché.

Cette innovation économique pour le secteur des énergies propres surfe sur la tendance de la « sharing economy » et s’adapte ainsi parfaitement à la conjoncture actuelle des États-Unis. En 2014, sa capacité en énergie solaire a en effet augmenté de 34%, selon  la récente étude de Solar Energy Industry Association.

Le test se fait pour l’instant à l’échelle de l’État du Massachusetts, mais l’ambition de Yeloha est bien de s’étendre à tout le territoire des États-Unis. De quoi ouvrir de nouvelles perspectives pour le marché de l’énergie ?

Éoliennes Vortex Bladeless : bye-bye les pales

Des éoliennes moins envahissantes et sans nuisances sonores, c’est ce que propose la société espagnole Vortex Bladeless, qui développe un modèle sans pales. Retour sur cette innovation dans le secteur de l’électricité verte.

Des turbines sans pales

Vortex a le même objectif que les éoliennes conventionnelles : transformer les brises en une énergie cinétique pour l’utiliser ensuite comme de l’électricité. Mais pour cette société de R&D, il s’agit de produire cette énergie différemment. Au lieu de capturer l’énergie par l’intermédiaire du mouvement circulaire d’une hélice, Vortex Bladeless propose de tirer parti du tourbillon, cet effet aérodynamique produit dans les masses d’air en rotation.

Sans pales, l’éolienne devient totalement silencieuse, sure pour les oiseaux et moins coûteuse à fabriquer (51% moins cher qu’une turbine traditionnelle). En effet les coûts proviennent majoritairement des pales et de leur système de soutien. Autre avantage : elle pourrait même couvrir le mât de panneaux solaire.

Bien évidemment la technologie a encore du chemin à faire et l’équipe de Vortex espère avoir son premier produit, La Mini de 12 mètres, dans un an. L’innovation de Vortex Bladeless pourrait alors s’ajouter à la récente liste des projets éoliens aux designs surprenants d’un magazine où l’on peut découvrir, par exemple, l’éolienne volante BAT (Buoyant Airborne Turbine).

 

Pour en savoir plus, c’est ici avec Wired.