Le machine learning au service de l’efficacité énergétique

Le machine learning au service de l’efficacité énergétique

Le machine learning n’est pas la traduction à la Frankenstein, en tout cas pour l’instant, d’une entité informatique qui serait capable de décider et d’enclencher des actions sans l’aval des humains. Néanmoins, il s’agit d’un outil désormais indispensable dans la plupart des domaines de votre vie. De vos outils numériques habituels et services que vous utilisez, à l’entreprise qui vous emploie. Au cœur du Big Data, des smart buildings / smart cities, le machine learning a une place prépondérante : il apprend de chaque donnée utile dans tous les domaines pour résoudre des problèmes et anticiper les actions à mener. Si, dans le domaine du management de l’énergie, cette technologie n’est pas encore répandue partout, elle pourrait devenir indispensable.

Définition du machine learning

Pour faire simple, le machine learning (ou apprentissage automatique) est une forme d’intelligence artificielle qui apprend au fur et à mesure des données qu’elle engrange. Elle peut ensuite, grâce à ses calculs, résoudre des problèmes complexes ou prévoir des actions à mener, qu’elle effectue elle-même. Cette technologie, bien que chaque jour plus puissante, n’est pas nouvelle. Elle a pris son essor dans les années 50, et c’est à elle que l’on doit, notamment, la première bataille remportée par un ordinateur contre un éminent joueur d’échecs en 1997 (« Deep Blue » d’IBM contre Garry Kasparov, lors de leur seconde confrontation).

Concrètement aujourd’hui, cela se traduit tous les jours via l’assistant intelligent de votre téléphone qui apprend de votre activité, de vos données, pour vous proposer d’autres actions ou les faire à votre place. De même sur les sites Internet que vous utilisez tous les jours, qui tirent partie de vos données à travers des algorithmes, pour vous proposer des produits et des services qui correspondent à vos besoins ou à vos goûts. Cela peut bien sûr aller beaucoup plus loin. Ainsi, dans le domaine industriel, le machine learning vise notamment à prévoir la consommation (d’énergie, de consommables, etc.), les réapprovisionnements et ce, à grande échelle.

Le machine learning pour l’énergie des bâtiments tertiaires

Le chauffage, la ventilation et la climatisation représentent, en particulier pour les entreprises du secteur tertiaire, la plus grosse dépense énergétique. Aujourd’hui, avec les compteurs intelligents et les smart grids (réseaux intelligents), il est néanmoins possible d’avoir une information précise de sa consommation énergétique et de pouvoir la réduire. Mais cela ne suffit pas toujours à faire des économies d’énergie à long terme, surtout dans des bâtiments professionnels.

C’est là qu’interviennent le machine learning et l’intelligence artificielle : grâce aux capteurs connectés et à l’IoT qui contrôlent non seulement la consommation mais aussi un nombre considérable de données d’une pièce (activités, passages, besoins des collaborateurs, etc.) et qui les traitent, il est désormais possible de modifier automatiquement la température, la luminosité, la ventilation, selon la présence. Par conséquent, le machine learning est un outil efficace qui prend seul les bonnes décisions, sur la base de ses propres statistiques, pour faire des économies d’énergie, tout en conservant le confort des utilisateurs.

De plus, les coûts de l’utilisation de cette technologie d’intelligence artificielle sont très faibles par rapport à des travaux de rénovation. Lesquels peuvent être nécessaires, mais avant cela et pour la suite, le machine learning est pertinent car il se base sur l’efficacité énergétique active. Cela demande seulement l’utilisation de capteurs connectés et d’une plateforme où les données sont disponibles et surtout, lisibles ; bien que, dans le cadre pur de l’apprentissage automatique, les actions sont faites automatiquement.

Mais l’analyse d’un energy manager reste indispensable. Il est heureusement encore possible de contredire la machine…ou de trouver, par sa collecte et son traitement des données, d’autres informations utiles.

Machine learning : un bâtiment intelligent est un bâtiment valorisé

Grâce au machine learning et à la prédiction dont il est capable, uniquement basée sur des données et des statistiques, le bâtiment gagne en performance énergétique et en services. Cela vaut autant pour les bâtiments tertiaires que pour les bâtiments résidentiels, ou les établissements pour personnes âgées. Par ailleurs, en amont, dans la construction des bâtiments, le machine learning apporte une aide considérable afin d’anticiper les problèmes ou de déterminer des critères architecturaux. Il permet aussi de sécuriser les zones à risque de manière à protéger les employés du BTP. Ces nouvelles caractéristiques sont donc une bonne nouvelle, aussi, pour le marché de l’immobilier dans son ensemble.

Quelles sont les capacités du machine learning pour la maintenance prédictive ?

Dans le domaine industriel, le machine learning est aujourd’hui un outil indispensable pour connaître l’état de son installation et de ses machines. Connaître la durée de vie de celles-ci, le besoin en consommables, son stock de pièces de rechange, et surtout de détecter les pannes avant qu’elles n’arrivent

Cette seule possibilité permet aux entreprises d’éviter de perdre de l’argent et de livrer leurs commandes dans les temps ; sans parler d’une sécurité accrue des salariés. Le machine learning en « Madame Irma des pannes » n’a pourtant rien de magique, il obéit à des technologies mises au point par l’humain et représente une avancée formidable et un gain de productivité important pour le secteur. Tout comme il est essentiel pour faire face à la concurrence, alors que l’industrie est bousculée par d’autres nouvelles technologies comme l’impression 3D. De manière inattendue, le machine learning, ajouté au savoir-faire industriel, représente de nouvelles perspectives pour les usines.

Les bâtiments tertiaires, industriels, les collectivités : toutes les structures qui produisent, ou qui sont consommatrices d’énergie, peuvent bénéficier du machine learning, quelle que soit leur taille. Même si les capacités de cette technologie sont gigantesques, il n’est pas nécessaire d’être une grosse usine ou un grand groupe pour en bénéficier. Les économies automatisées qu’elle engendre sont possibles partout.

Guide des principales sources d’économies d’énergie

Guide des principales sources d’économies d’énergie

Dans les bâtiments, utilisés par des entreprises ou des collectivités, les sources d’économies d’énergie dépendent avant tout de leur fonctionnement. Il est évident qu’un bâtiment industriel, une usine, consomment plus qu’un bâtiment tertiaire. Néanmoins, les sources d’économies sont partout : chauffage, climatisation, eau, éclairage, process industriels, etc. D’où l’importance de les identifier et de trouver des solutions pour optimiser sa consommation et réduire le montant de la facture.

Définition des sources d’économies d’énergie

Comme pour son compte en banque, il est possible de dépenser moins d’énergie en faisant attention et en trouvant des solutions alternatives. Cela se traduit par une utilisation plus raisonnée, tout en conservant du confort (en savoir plus sur les concepts d’efficacité énergétique et de performance énergétique). Dans un bâtiment tertiaire, industriel ou résidentiel, les sources d’économies sont diverses. Pour autant, dans chacun, il est possible d’identifier ces sources afin de comprendre pourquoi leur consommation est élevée. Il est également possible de la diminuer, notamment à travers des outils innovants de management de l’énergie.

Quelles sont les sources d’économies d’énergie des bâtiments ?

Les consommations énergétiques d’un bâtiment se divisent en trois catégories principales :

  • Le chauffage, la ventilation et la climatisation (appelés CVC) ;
  • L’utilisation de l’eau ;
  • L’électricité.

Sur les trois, il est possible, de faire baisser la consommation par une utilisation différente et l’installation d’outils de mesure.

→ Le chauffage, la ventilation et la climatisation (CVC)

En hiver, il faut chauffer les bâtiments ; en été, les réfrigérer pour qu’ils restent respirables ; et toute l’année la ventilation est nécessaire. Ces trois postes de consommation sont, pour beaucoup d’entreprises et de collectivités, les plus importants sur le montant de leurs factures. Les sources d’économies d’énergie y sont par ailleurs élevées, que ce soit en termes de construction et de rénovation, qu’en matière de solutions à mettre en place rapidement.

Lors de la construction bâtiment, l’accent doit être mis sur l’isolation du chaud et du froid et la ventilation, à travers différentes solutions (isolation des toits, des murs extérieurs, des sols, etc.). Lorsque le bâtiment

est existant, des travaux restent possibles pour limiter la perte de chaleur de l’hiver et réduire l’apport des rayonnements solaires en été.

Si cela est envisageable, il est même très intéressant d’installer des panneaux photovoltaïques sur les toits, de sorte à récupérer l’énergie ou à la distribuer. Sachez qu’il est par ailleurs possible, dans le cadre d’une smart city, d’utiliser les rayons du soleil sur un bitume muni de capteurs et de conserver la chaleur, pour ensuite la distribuer dans le bâtiment attenant l’hiver venu. À l’inverse, lorsque le soleil cogne trop aux fenêtres et entraîne la mise en route de la climatisation, des stores connectés et automatiques, à faible consommation énergétique, limitent cet apport de chaleur.

D’une manière plus rapide, c’est aussi à tous les utilisateurs du bâtiment de veiller à la consommation et aux responsables de la limiter par divers moyens. Cela commence, par exemple, par l’arrêt du chauffage dans les pièces inoccupées ou rarement visitées. Néanmoins, il est aujourd’hui possible, toujours grâce à des capteurs connectés, de détecter le taux de présence et la température ambiante afin de la réguler.

→ L’eau

L’utilisation de l’eau, et en particulier de l’eau chaude, entraîne des dépenses importantes, lesquelles dépendent du type de bâtiment. Ainsi, dans un bâtiment tertiaire, industriel ou appartenant à une collectivité, la présence de sanitaires, d’un restaurant/cafeteria, le nettoyage des lieux, sont tous à l’origine d’une consommation élevée d’eau.

Là aussi, une consommation plus raisonnée de la part de chacun, doit pouvoir la limiter. Cependant, tout n’est pas imputable à la consommation directe. D’autres axes doivent être explorés afin de diminuer le débit. Cela commence par la détection des fuites, des pannes de certains appareils, autrement dit de tout ce qui, en amont, génère une surconsommation d’eau. Pour que cela soit suivi d’effets sur la durée, il faut aussi pouvoir constater les débits d’eau en temps réel, grâce à des capteurs et à un tableau de bord en ligne.

→ L’électricité

Dans les bâtiments tertiaires, la consommation d’électricité va bien souvent au-delà des besoins réels. En effet, aucun ordinateur ne nécessite de le laisser allumer toute la nuit, tout comme les immeubles de bureaux qui restent éclairés après le départ des salariés.

Chacun doit donc faire des efforts. Mais pour éviter de faire porter la baisse de consommation sur les épaules des utilisateurs, mieux vaut les aider sans qu’ils y pensent. Là encore, des capteurs de présence permettent d’éteindre, d’allumer et de nuancer l’éclairage en fonction de la présence et du besoin de luminosité. Les ordinateurs peuvent aussi s’éteindre automatiquement au bout d’un certain temps d’inactivité, avec un simple réglage généralisé sur tous les postes de travail.

Management de l’énergie : quelles solutions ?

Pour commencer à faire des économies d’énergie au sein des bâtiments, il faut d’abord être en mesure de calculer la consommation actuelle. C’est à cela que sert l’audit énergétique. Les grandes entreprises en ont l’obligation, les plus petites non. Pourtant celles-ci ont tout intérêt à mesurer leur consommation pour faire des économies dans l’immédiat et à long terme.

L’audit permet de connaître la consommation de référence, et donne une base afin de la faire baisser. Des audits complets, sur chaque poste, incluant chaque détail, nécessitent un travail important et un certain budget. Mais si vous débutez dans une démarche de développement durable ou, plus directement, d’économie, vous pouvez commencer par un audit énergétique simple et à distance à moindre coût. Celui-ci vous permet d’évaluer rapidement la situation et les postes les plus énergivores. Il est aussi capable de vous donner la marche à suivre pour engager des solutions rapides comme le contrôle en temps réel de la consommation de vos bâtiments. Le chauffage, la climatisation, l’eau, l’électricité, sont ainsi « monitorés » en permanence.

Si vous souhaitez aller plus loin dans la démarche d’économies d’énergie, vous pouvez alors souscrire à une solution d’énergie management et désigner un manager de l’énergie dans votre structure, ou bien confier cette mission à une société extérieure. Vous avez dans tous les cas accès à un tableau de bord en temps réel comprenant des statistiques précises de la consommation de vos bâtiments, ainsi que des gaspillages et pannes éventuelles. Dès cet instant, vous avez un outil fiable entre les mains pour mesurer et baisser votre consommation rapidement.

Les sources d’économies d’énergie proviennent à la fois du comportement humain et du fonctionnement des installations. La combinaison de ces deux facteurs, aidée de nouvelles technologies permettant un management précis de l’énergie, entraîne une diminution importante de la consommation, sans sacrifier le confort des utilisateurs. Diagnostiquer sa consommation actuelle est le premier pas concret pour avancer dans cette économie indispensable.

 

Guide de la performance énergétique des bâtiments

Guide de la performance énergétique des bâtiments

La performance énergétique est aujourd’hui un impératif dans les entreprises et les collectivités. Des obligations concernent les grands groupes et des démarches volontaires s’adressent aux plus petites structures qui doivent faire des économies d’énergie. Chacun d’entre eux doit pouvoir trouver les offres et les services d’efficacité énergétique qui correspondent à ses objectifs de développement durable et de compétitivité.

Définition de la performance énergétique

La performance et l’efficacité énergétique reposent sur la même définition : parvenir à faire d’importantes économies d’énergie, sans sacrifier le confort des utilisateurs des bâtiments. Entreprises, collectivités et particuliers sont tous à la recherche de solutions d’efficacité énergétique leur permettant d’abaisser leur consommation. La performance énergétique rassemble aujourd’hui une somme de moyens, d’outils et de services, plus ou moins importants selon les besoins, pour tous les bâtiments neufs ou anciens.

Quel est le cadre de la performance énergétique des bâtiments ?

Pour les particuliers, ou toute personne achetant un appareil utilisant de l’énergie, la performance énergétique est d’abord celle de l’appareil en question. Est-il classé A ou G ? Cette indication sur un objet se rapporte de la même façon, mais sur une toute autre échelle, lorsqu’il s’agit d’un bâtiment. Celui-ci consomme-t-il trop d’énergie ? D’une manière générale, pour les bâtiments anciens, la réponse est oui lorsqu’aucune solution n’est mise en place. Pour les bâtiments neufs, voire intelligents, la question se pose moins car des outils, des services, en amont et en aval de la construction, parviennent à atteindre une bonne performance énergétique. Laquelle conserve, dans tous les cas, des possibilités encore plus importantes. Mais pour les bâtiments anciens aussi, il est possible d’apporter des solutions de performance énergétique, avant même d’engager des travaux.

Pour les entreprises, et leurs bâtiments tertiaires, industriels, et les collectivités territoriales, il existe un cadre. Celui-ci est obligatoire ou non en fonction de la taille et du chiffre d’affaires des structures. De même, chacune peut décider comment elle aborde la question de la transition énergétique à travers la diminution de sa consommation. Ainsi, trois axes principaux posent les bases de la performance énergétique et comment y parvenir :

  • L’audit de performance énergétique

Depuis la loi DDADUE de 2013, les entreprises de plus de 250 salariés (ou réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros) doivent obligatoirement mettre en place un audit énergétique tous les 4 ans. Pour cela, elles peuvent faire appel à des sociétés extérieures certifiées comme un bureau d’études, un cabinet de conseils, ou des entreprises spécialisées dans la performance énergétique.

> En décembre 2019, toutes les entreprises concernées devront ainsi avoir finalisé leur deuxième audit.

Selon un rapport de l’ADEME paru en 2018, pour l’année 2017, le bâtiment apparaît comme la priorité des audits réalisés par les grandes entreprises, à 34,8%. Sachant que le premier audit doit couvrir au minimum 65% de l’activité et le deuxième à 80%.

Les entreprises concernées mais qui ne jouent pas le jeu s’exposent à de lourdes sanctions financières, jusqu’à 2% de leur chiffre d’affaires (et 4% en cas de récidive). Pour autant, l’audit énergétique n’est pas forcément une règle coercitive, il peut aussi être un accélérateur d’économies d’énergie pour les entreprises plus modestes et les collectivités. Lesquelles ont la possibilité de réaliser un audit moins important mais qui se porte sur des postes où les actions peuvent être immédiates. Autrement dit, il est possible de mettre en place des outils opérationnels tout de suite sur site, sans travaux, notamment à travers les objets connectés.

  • La norme ISO 50001

 Corolaire de l’audit énergétique, l’obtention de la certification ISO 50001 n’est, quant à elle, pas obligatoire. Néanmoins elle offre un cadre permettant aux entreprises et organismes volontaires de mettre en place les bons moyens pour arriver aux meilleurs résultats de performance énergétique.

De plus, cette norme entraîne la réalisation d’un audit énergétique, ce qui entre dans le cadre de l’obligation pour les grandes entreprises. Lesquelles ont donc tout intérêt à se lancer dans la certification car, étant volontaire, elle est d’autant plus valorisable dans sa communication. Les grands groupes et les plus petites entreprises ont alors toutes les cartes en main pour mettre en place, notamment, un système de management de l’énergie (SMÉ).

  • La responsabilité sociétale des entreprises (RSE)

Regroupant toutes ces actions concrètes, la politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) concerne obligatoirement, là encore, les grands groupes. Cependant, chaque entreprise peut se lancer dans cette démarche. Celle-ci a pour objet tous les aspects du développement durable, de l’environnement à l’humain, dans le but de limiter son impact négatif et, dans le meilleur des cas, d’apporter un impact positif.

La performance énergétique en fait donc partie puisqu’il s’agit d’intégrer les collaborateurs dans cette démarche et de leur apporter toujours le même confort, voire un confort supérieur, en dépensant moins d’énergie. Et cela, grâce à des outils, des services d’efficacité énergétique pensés pour les utilisateurs des bâtiments.

 

Quels sont les solutions d’efficacité énergétique ?

Pour votre entreprise, votre collectivité, vous cherchez des offres d’efficacité énergétique afin de vous accompagner dans cette démarche. Selon la taille de votre structure et ses besoins, il existe des offres spécifiques permettant de répondre à l’optimisation de votre consommation. Complémentaires, ces services ont tous pour objet de l’analyser, de la « monitorer », afin de pouvoir la faire baisser. Vous pouvez ainsi réaliser des économies rapides et vous lancer dans une démarche de développement durable concrète.

  • L’analyse des consommations énergétiques par un audit

 En choisissant une entreprise spécialisée dans la performance énergétique, vous devez bénéficier d’un audit sur-mesure et selon votre budget. Pour une première étape et des économies rapides, il est aujourd’hui envisageable de faire ainsi réaliser un audit digital, à distance et à moindre coût. Tout comme il est bien évidemment possible de missionner une entreprise pour un audit complet obligatoire, ou en vue d’une certification ISO 50001.

  •  Le management de l’énergie et le suivi des consommations

 Si l’audit est fondamental pour déterminer la consommation de référence de votre structure, il ne suffit pas. Il doit en effet se poursuivre avec un suivi constant de la consommation, de sorte à pouvoir comprendre quels sont les postes énergivores et être alerté en cas de panne ou de surconsommation. Celui-ci est possible grâce, notamment, à l’Internet des Objets (IoT). Munis de capteurs, ces objets connectés vous transmettent les informations en temps réel à travers une plateforme en ligne.

  •  La mise à disposition d’une plateforme en ligne de management/suivi énergétique (PaaS)

 Pour suivre votre consommation et son évolution en temps réel, avec des bilans réguliers, vous devez avoir accès à une plateforme en ligne de management de l’énergie. Disponible tout le temps, elle est votre boussole pour toute la consommation de vos bâtiments. Vous avez ainsi une vision nette de la situation, des points problématiques et des pistes d’amélioration.

  •  L’accompagnement d’un energy manager

 Nommer un responsable de l’énergie est indispensable dans le suivi de la consommation et des décisions à prendre pour l’optimiser. Beaucoup d’entreprises n’ont cependant pas la possibilité de confier cette mission à une seule personne ou d’embaucher un spécialiste. Mais en optant pour une entreprise de gestion de l’efficacité énergétique, vous pouvez bénéficier de l’accompagnement d’un energy manager externe.

Ces offres et ces services personnalisés, adaptables à chaque typologie de bâtiment, vous permettent de contrôler votre consommation et d’atteindre une performance énergétique toujours plus importante.

Guide du Big Data

Guide du Big Data

Définition du Big Data

S’il y a un terme technologique qui attise la curiosité, c’est bien celui-ci : le Big Data, que l’on appelle aussi en bon français, les mégadonnées, ou les données massives. Ce sont toutes celles qui proviennent des réseaux sociaux (photos, sons, images, données GPS, etc.), ou des informations que chacun donne sur lui-même, de manière plus ou moins volontaire, à des entreprises, des administrations. Elles proviennent aussi d’autres fichiers remplis petit à petit, qui ne sont pas des données personnelles à proprement dit, mais provenant de capteurs notamment. Ces données sont ensuite traitées par une intelligence artificielle qui les collecte et les analyse le cas échéant.

Pour résumer, le Big Data est basé sur 3 paramètres : le volume, la vitesse et la variété (d’où le terme de Big Data 3V). Mais savez-vous que le Big Data a aussi un intérêt central dans le management énergétique ?

Le Big Data est désormais rentré dans le langage courant. Dans le même temps, le mot « big » est presque devenu obsolète car aujourd’hui, c’est surtout la Data au sens large qui compte. En effet, ce n’est pas tant le nombre de données qui existent dans le monde qui importent, mais comment se servir de certaines d’entre elles à sa propre échelle, que ce soit dans une entreprise, une collectivité ou dans les logements. Voilà tout l’intérêt d’utiliser les données dans le cadre de l’efficacité énergétique, notamment grâce au Smart Data.

 

En quoi le Big Data est-il utile dans l’efficacité énergétique ?

Le Big Data, et les données collectées d’une manière générale, n’ont d’intérêt que s’ils ont un but concret. Les possibilités et les actions effectives sont déjà immenses. Il y a ainsi un domaine qui en montre l’étendue et la pertinence : l’optimisation énergétique.

Chaque responsable de bâtiment cherche à réaliser des économies d’énergie et de fonctionnement. Pouvoir baisser sa facture d’énergie fait partie de ses priorités. Le Big Data a toute sa place dans cette recherche. Pour cela, un bâtiment doit être en mesure d’engranger des données de consommation, les collecter et les transmettre à une intelligence artificielle, laquelle peut alors décider, en toute connaissance de cause grâce aux algorithmes, de baisser le chauffage à tel ou tel moment, ou encore d’optimiser les éclairages.

Cela vaut pour les bâtiments tertiaires mais pas seulement. Les services publics et l’industrie peuvent bénéficier des mêmes apports grâce aux données massives, du pilotage industriel à la maintenance. Pour être utiles à l’efficacité énergétique, celles-ci doivent néanmoins être « intelligentes », autrement dit être en mesure de collecter et d’analyser les données en temps réel.

 

Qu’est-ce que le Smart Data ?

Le Smart Data se réfère aux données capables de s’auto-analyser en temps réel, à l’inverse de la Data au sens strict qui signifie que les données sont d’abord collectées, triées, transférées. Le Smart Data nécessite ainsi un temps de traitement très court, avec une prise de décision tout aussi rapide pour l’appareil qui l’utilise. Pour cette raison, il fonctionne très bien avec l’Internet des Objets (IoT), une technologie qui doit pouvoir agir sur le vif et qui bénéficiera par ailleurs de la 5G. La rapidité est essentielle, de même que la fiabilité, de sorte à pouvoir être utile en médecine assistée par ordinateur, à donner les instructions aux voitures autonomes, à pousser des promotions en temps réel dans le commerce, comme cela est déjà le cas avec la géolocalisation.

 

Dans le domaine de l’entreprise et des bâtiments, le Smart Data a aussi toute son importance, sur deux plans :

  • Pour la maintenance prédictive, qui permet de détecter les anomalies avant qu’une véritable panne ne se produise et enraye une production par exemple. Il en va de même pour un système de chauffage, ou d’eau d’une manière générale. D’ailleurs d’après le cabinet McKinsey en 2018, les entreprises du monde pourraient économiser 630 milliards de dollars d’ici 2025[1] en optant pour cette solution.
  • Pour l’optimisation énergétique, pour laquelle les données collectées en direct permettent de réguler la consommation du bâtiment en fonction des besoins.

Pour les deux, le Smart Data collecte les données, les analyse en temps réel et apprend de chacune d’entre elles au fur et à mesure, de sorte à pouvoir être de plus en plus performante.

 

Quel est l’usage concret du Big Data dans la performance énergétique ?

Le principe de la performance énergétique est basé sur trois éléments complémentaires :

  • les capteurs ;
  • la collecte et le croisement des données ;
  • l’information sur les données pour l’energy manager.

Ce sont donc avant tout les données de l’entreprise ou de la structure (publique, industrielle) récoltées au travers de compteurs, de factures, et de capteurs connectés, qui sont importantes. À l’inverse ce ne sont pas celles à l’échelle du monde entier. Cependant, les données utiles à une meilleure efficacité énergétique proviennent aussi de données de base permettant de trouver, par exemple, le principe de production le plus économique.

De manière concrète, une entreprise spécialisée dans l’efficacité énergétique installe dans vos lignes de production, ou dans votre bâtiment tertiaire, des capteurs connectés. Ceux-ci collectent en permanence vos données de consommation de telle sorte qu’ils détectent les zones défectueuses engendrant des surconsommations et transmettent en direct ces informations à un tableau de bord. Celui-ci est à disposition de l’energy manager qui peut alors prendre des décisions, guidé par les données ainsi analysées.

L’apport de ces données peut aussi permettre aux entreprises et collectivités d’opter pour de nouveaux outils ou bien encore, de changer leurs méthodes de production.

Les données ne sont pas seulement utiles aux GAFAM (les grandes entreprises du numérique) pour nous proposer de la publicité. Elles sont en effet utiles sur des territoires essentielles comme celui de la transition énergétique.

Le Big Data, dans le domaine de l’énergie, permet de connaître chaque détail de la consommation et des besoins, afin de pouvoir la diminuer, sans pour autant baisser le niveau de confort des occupants, mais au contraire, en optimisant les débits pour parvenir à un juste milieu.

[1]    Source : Les Echos

Mesurer les consommations énergétiques d’un bâtiment

Mesurer les consommations énergétiques d’un bâtiment

Définition : Consommation énergétique des bâtiments

Dans son ensemble, la consommation énergétique est basée sur un cycle : les énergies primaires qui sont épuisables ou renouvelables, les énergies secondaires issues d’une transformation des énergies primaires. Et enfin, l’énergie finale, utilisée par chacun dans sa vie quotidienne et professionnelle. Au sein des bâtiments (tertiaires, industriels, résidentiels), l’énergie consommée se traduit sur différents plans : l’électricité bien sûr, mais aussi le gaz éventuellement et l’eau. Pour jouer un rôle concret dans la transition énergétique et pour faire des économies d’énergie, chaque secteur doit pouvoir mesurer et diminuer sa consommation énergétique.

Audit énergétique, accompagnement, suivi des consommations, quelles sont les solutions de mesure et pour quels résultats ?

Des particuliers aux entreprises, chacun cherche à diminuer sa facture énergétique. Mais avant de pouvoir trouver des solutions, en dehors des gestes que chacun peut faire, il faut d’abord mesurer sa consommation. Et cette mesure doit pouvoir entraîner une réflexion sur les solutions à mettre en place pour une diminution plus importante. L’efficacité énergétique des bâtiments – à l’échelle des entreprises, des industries, des collectivités -, à travers des solutions innovantes permet de mesurer, contrôler et abaisser sa consommation.  

 

Quelle est la consommation énergétique moyenne des bâtiments ?

Selon le Ministère de l’Environnement en 2017, les bâtiments – aussi bien les maisons, les immeubles, que les usines et les bureaux – consomment à eux seuls 45% de l’énergie. À l’échelle des régions et des secteurs, c’est l’Île-de-France qui en consomme le plus avec 50 058 GWh/an cumulés dans le résidentiel et le tertiaire. L’industrie, concentrée dans le Grand Est, arrive ensuite avec 30 487 GWh/an.

Selon le bilan électrique 2018 publié par RTE[1] (Réseau de Transport d’Électricité):

  • Le résidentiel consomme 37,5% de l’énergie totale
  • Les entreprises : 26,6%
  • La grande industrie : 16,9%
  • Les PME/PMI : 11%
  • Reste enfin 9,9% concernant les professionnels, tels que les professions libérales et autres indépendants.

Par ailleurs, les efforts pour faire baisser la consommation sont encore faibles et la légère baisse de 0,8%, constatée cette année-là, provient avant tout des températures relativement douces de l’hiver mais également de la baisse de la croissance économique, ainsi que des mouvements sociaux du secteur ferroviaire. Autrement dit, des efforts concrets doivent être amorcés, notamment par les entreprises et le secteur public, pour la faire baisser véritablement. Et non au gré des conditions météorologiques et économiques.

Pour autant, RTE note que la grande industrie est le secteur qui connaît la baisse la plus visible, précisant que « l’amélioration des process, voire le changement des moyens de production ont conduit à plus d’efficacité dans l’utilisation de l’énergie ».

 

Quelles sont les ambitions légales de consommation énergétique ?

Deux lois déterminent actuellement les ambitions pour la consommation énergétique des bâtiments :

  • En premier lieu, l’article 17 de la loi de transition énergétique qui inscrit l’obligation de rénovation à partir de 2020 à l’horizon 2050. Tous les dix ans pendant cette période, le niveau de baisse de consommation à atteindre sera réévalué.
  • Dans le même temps, la loi Elan, votée en octobre 2018 va dans le même sens d’un encadrement de la baisse de consommation dans les bâtiments tertiaires. Avec une réduction de la consommation d’énergie finale, en comparaison de l’année 2010, d’au moins 40 % en 2030, puis 50 % en 2040 et 60 % en 2050.

 

Comment mesurer la consommation énergétique de ses bâtiments ?

Pour parvenir à limiter la consommation énergétique dans le secteur tertiaire, industriel et résidentiel, il faut d’abord la mesurer. La première mesure est en effet la valeur de référence permettant de décider quelles sont les solutions à mettre en place. Cela passe dans tous les cas par un audit. Ainsi que par la désignation d’un energy manager, soit au sein de la structure, ou par le biais d’une entreprise extérieure qui peut prendre en charge cette fonction.

L’audit énergétique en amont

L’audit énergétique d’un bâtiment est obligatoire pour les entreprises de plus de 250 salariés ou arrivant à un chiffre d’affaires dépassant les 50 millions d’euros. Celles-ci doivent donc être en mesure, à tout moment, de justifier d’un audit de moins de 4 ans, ou d’une certification ISO 50001 sur au moins 80% de leur consommation énergétique.

Pour autant, les autres entreprises de moindre importance, PME, PMI, ont tout intérêt à réaliser un bilan de leur consommation. Il existe en effet des solutions à moindre coût pour les structures plus petites ou celles qui ont besoin d’obtenir des résultats rapidement. Notons aussi que les audits classiques se déploient désormais avec des solutions d’analyse et de résultats plus innovantes.

  • L’audit énergétique à distance

Sauf dans le cas d’une certification réglementaire, vous pouvez confier à un prestataire extérieur comme Netseenergy  votre audit à distance. Celui-ci a pour but de faire un état des lieux rapide à partir de vos données existantes, et à moindre coût, grâce à des algorithmes basés sur des typologies de bâtiments. Ceci entraîne des préconisations pour engager des actions. Il s’agit d’une première étape pour envisager d’entrer dans une démarche plus approfondie.

  • L’audit énergétique « classique », décisionnel

Qu’une entreprise soit amenée à réaliser un audit par obligation, ou qu’elle s’engage dans une démarche SME (Système de management énergétique), elle doit passer par un audit certifié.

Aujourd’hui, des solutions innovantes, basées sur des capteurs connectés offrent de nombreux avantages pour un audit de précision. Lequel peut aussi être visualisé en ligne, de façon sécurisée.

Le monitoring constant pour le suivi des consommations énergétiques

Si l’audit en amont est essentiel, pouvoir suivre de manière constante la consommation de ses bâtiments grâce à des capteurs connectés (IoT) permet de :

  • Connaître les postes énergivores et d’apporter des solutions ;
  • Détecter et alerter sur les fuites, les pannes, les surconsommations anormales.

Tout cela, en ayant accès à une plateforme en ligne de management de l’énergie (Paas) permettant un suivi en temps réel de la consommation. L’energy manager a donc accès à toutes les informations, depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette, permettant de déterminer des actions à mettre en place pour l’optimisation énergétique.

Vous souhaitez mesurer votre consommation afin de la limiter ? Netseenergy dispose de solutions innovantes et sécurisées pour l’ensemble de vos bâtiments.

[1]     Source : https://www.rte-france.com/sites/default/files/be_pdf_2018v3.pdf

Guide de l’IA : l’Intelligence Artificielle

Guide de l’IA : l’Intelligence Artificielle

Définition de l’Intelligence Artificielle

L’IA, pour intelligence artificielle, est une technologie qui utilise des algorithmes pour réaliser des tâches numériques. Pour qu’une intelligence artificielle fonctionne, elle doit d’abord être programmée. Grâce à cela, elle est ensuite capable d’engranger des informations et d’apprendre au fur et à mesure. L’IA se traduit aujourd’hui concrètement dans les chatbots, les objets connectés, la reconnaissance faciale, la réalité augmentée, la technologie blockchain, les robots, etc.

——-

Elle fascine, elle inquiète : l’intelligence artificielle (ou IA) ne laisse en tout cas pas indifférent. Si les machines ont bouleversé l’industrie, l’IA commence à bouleverser tous les secteurs. D’où l’inquiétude qu’elle suscite chez bon nombre de personnes. Mais aujourd’hui, quelles sont ses capacités pour améliorer le quotidien et aider à une meilleure performance énergétique ? 

Que peut faire l’intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle est aujourd’hui ce que la littérature de science-fiction avait imaginé. Un système informatique capable de réaliser des tâches seul et de faire des déductions, grâce aux données qu’il récolte. Autrement dit, à travers des algorithmes. Or aujourd’hui, pour exister et pour avoir un sens, l’intelligence artificielle a besoin de l’humain et d’objectifs concrets. 

IA : les applications concrètes

  •  L’Internet des objets

 L’ensemble des objets connectés qui sont capables de délivrer des informations travaillent avec l’intelligence artificielle. Les capteurs de présence et thermostats connectés présents dans une pièce, reliés au système de chauffage, permettent de réguler la température. Les capteurs dans les bâtiments détectent les pannes et alertent. Les smartphones et les enceintes réalisent des tâches après une demande vocale (lancer la musique, allumer la lumière, donner la météo, etc.).  Toutes ces applications font partie de l’intelligence artificielle. 

  •  Les chatbots (agents conversationnels)

Sur de nombreux sites Internet, vous avez désormais accès à une messagerie hyper-réactive. À chaque question que vous posez, une réponse s’affiche dans la seconde. Il s’agit en fait d’un programme informatique qui a collecté l’ensemble des questions possibles et des mots correspondants, afin d’apporter une réponse pertinente. Que ce soit pour finaliser une commande sur un site, ou répondre à des questions de santé simples. Encore aujourd’hui, les réponses sont rédigées par de véritables personnes et intégrées dans les données de l’intelligence artificielle.

Les chatbots ont aussi une utilité dans la performance énergétique, pour les particuliers et les professionnels. En cas de panne, l’agent conversationnel peut poser quelques questions permettant d’identifier la cause du problème. Au quotidien, il apporte aussi des conseils pour maîtriser l’énergie.

  • La blockchain

 La technologie blockchain est un système de certification et de transmission d’informations, sans intermédiaire. Chaque action y est enregistrée, sans falsification possible. En d’autres termes, il s’agit d’un registre inviolable. Combinée à l’intelligence artificielle, elle offre de grandes possibilités dans la sécurisation des transmissions de données.

 

Quelles sont les possibilités de l’IA dans l’efficacité énergétique ?

Des applications directes

 Pour réduire la consommation des bâtiments et maintenir le confort d’utilisation, l’intelligence artificielle est aussi très utile. Grâce aux capteurs des objets connectés, elle permet, entre autres :

  • de déterminer les besoins en électricité ;
  • de chauffer uniquement les pièces utilisées ;
  • de faire de la maintenance prédictive ;
  • d’estimer les consommations énergétiques futures ;
  • de limiter la perte de chaleur naturelle ;
  • de détecter les pannes et les gaspillages :
  • d’analyser la qualité de l’air.

L’intelligence artificielle est en réalité déjà présente dans tous les domaines, dans notre smartphone, dans les suggestions de Netflix, dans l’algorithme d’Instagram. Ce n’est pas une seule technologie, mais un ensemble de procédés et de données qui permettent des applications dans tous les domaines. Et celui de l’énergie est sans doute le plus porteur actuellement pour optimiser la consommation et la production.

L’intelligence artificielle à l’échelle d’une ville

L’IA se déploie ainsi dans des villes entièrement intelligentes (smart city), dans lesquelles se trouvent des bâtiments intelligents (smart building). Soit le but ultime d’un système interconnecté. La production d’électricité d’un bâtiment en autoconsommation profite aussi à un autre ; la chaleur de l’été est absorbée par le bitume grâce à des capteurs, stockée, puis répartie dans les bâtiments en hiver.

À côté de cela, l’IA optimise l’utilisation des transports et la fluidité du trafic, notamment par le réglage des feux de signalisation. Quant à l’éclairage public, il provient d’une énergie renouvelable et est automatisé pour ne fonctionner qu’en cas de présence. Ce qui est aussi une sécurité. Ici l’intelligence artificielle peut aussi travailler en symbiose avec des technologies plus terre à terre, comme le bitume aux particules brillantes qui permet de limiter l’éclairage tout en conservant la luminosité.

Ce n’est pas forcément une ville de science-fiction comme on pourrait le craindre, mais une ville qui prend en compte l’humain, son confort de vie et la protection de la planète.

Des applications prédictives

Dans une entreprise, un bâtiment industriel, l’IA aide à la maintenance prédictive du matériel et des infrastructures. Elle permet ainsi de limiter les risques et d’optimiser les dépenses.

Et les possibilités n’en sont qu’à leurs débuts. Comme avec Google récemment, à travers son programme d’intelligence artificielle DeepMind. Le groupe a annoncé qu’il était possible de prévoir la production d’un parc éolien jusqu’à 36h à l’avance, de sorte à valoriser sa production à hauteur de 20%. Lorsque l’on sait que l’énergie éolienne est parmi les plus difficiles à prévoir, c’est une avancée importante.

Mais sans même aller sur le terrain, les entreprises peuvent dès à présent utiliser l’intelligence artificielle dans leurs bâtiments. Et ainsi intégrer des capteurs connectés pour contrôler l’eau et l’électricité, et générer dès à présent des économies d’énergie. Cela, tout en gardant la main sur leur installation mais en ayant une aide automatisée et prédictive qui leur permet de faire des économies d’énergie rapidement et à long terme.

L’intelligence artificielle n’étant pas une technologie unique mais un ensemble de procédés et d’algorithmes, ses applications sont vastes. À l’échelle d’une entreprise, d’une collectivité, elle est une chance pour améliorer le quotidien des utilisateurs et l’impact de son activité. Comme toutes les nouvelles technologies, ce n’est pas l’intelligence artificielle qui est dangereuse mais sa mauvaise utilisation. Dans le domaine de l’énergie, elle est au contraire un moyen formidable de capter des données d’utilisation pour ensuite automatiser des actions pour économiser l’énergie. Tout comme elle offre de grandes perspectives pour la mise en place d’énergies nouvelles.